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NICOLLE Charles Dominique, abbé Collège Sainte Barbe

UGS : CA0007 Catégories : ,

Description

L’abbé Nicolle refuse de prêter le serment à la Constitution demandé par la Révolution et devient précepteur du fils du comte de Choiseul-Gouffier. En 1791 il accompagne son élève et la comtesse de Gouffier-Choiseul en émigration. Ils séjournent en Italie et en Grèce avant de retrouver le comte de Choiseul à Constantinople où il est ambassadeur. Au début de l’année 1793 l’abbé Nicolle suit les Choiseul-Gouffier à Saint-Pétersbourg (Russie) où le comte de Choiseul est nommé par l’impératrice Catherine II directeur de l’Académie des Arts et des Bibliothèques impériales de Russie. L’abbé Nicolle fonde en 1794 à Saint-Pétersbourg un pensionnat pour les jeunes gens des familles nobles russes et françaises qui connaît rapidement un vif succès et où il fait venir pour l’aider d’autres
ecclésiastiques français, l’abbé Pierre Nicolas Salandre et l’abbé Septavaux. En 1812 le tsar lui demande de visiter les églises catholiques de Russie méridionale, où se trouvent de nombreux émigrés français. A la demande du duc de Richelieu, gouverneur d’Odessa, il crée le lycée Richelieu dont il conserve la direction jusqu’en 1820 et qui sera reconnu par le tsar.
En 1817, lors de la Restauration des Bourbons, l’abbé Nicolle revient en France et est nommé aumônier personnel honoraire du roi Louis XVIII ; il retourne en Russie fin 1817 mais rencontre désormais de multiples tracasseries de la part du clergé russe et rentre définitivement en France en 1820. Membre de la Commission d’instruction publique (22 juillet 1820-17 octobre 1830), il devient vice-recteur de l’académie de Paris (27 février 1821-26 août 1824). C’est pendant son rectorat, mais sans sa participation directe, que l’on enlève à Cousin la suppléance de Royer-Collard à la Sorbonne en 1820, à Guizot sa chaire en 1822, et que l’on supprime l’École normale la même année. L’ordonnance du 26 août 1824, qui institue un ministère des affaires ecclésiastiques et de l’instruction publique et en donne le portefeuille à Mgr Frayssinous, met fin au rectorat de l’abbé Nicolle. En 1827, l’abbé Nicolle est nommé vicaire-général de l’archevêque de Paris.
Avec son frère Henri, il travaille à la restauration de l’ancien collège Sainte-Barbe.

Nombreuses correspondance au comte.

Informations complémentaires

Type de document

L.a.s Lettre autographe signée

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